Démocratiser l’œnotourisme avec les chèques-vacances

Œnotourisme. Le Comité départemental du tourisme de l’Aube a proposé aux domaines viticoles de la Côte-des-Bar labellisés « Vignobles et Découvertes » d’accepter les titres de paiement de l’ANCV.

On connait tous le chèque-vacances. Proposé depuis plus de 30 ans par l’Agence nationale pour les chèques-vacances – l’ANCV, un établissement public relevant du ministère de l’économie et des finances –, il vise à favoriser le départ en vacances du plus grand nombre. Un peu plus de 220 000 points acceptent ce moyen de paiement : des hébergements, des musées, loisirs, transports, etc. Dans l’Aube, en 2017, un millier de professionnels étaient conventionnés.

De nouvelles cibles

D’après des chiffres communiqués par l’ANCV, 4 % des chèques-vacances sont utilisés pour la découverte, la culture et l’art ; 12 % le sont pour les loisirs sportifs et la détente. Qu’en est-il dans les maisons de champagne ? A priori, dans l’Aube, la pratique ne parait point si courante. Si bien que le Comité départemental du tourisme a décidé d’encourager les vignerons de la Côte-des-Bar à accepter ces titres de paiement. L’opportunité, peut-être, d’ouvrir ses portes à de nouveaux publics qui n’auraient pas forcément le réflexe de pousser les portes de domaines. C’est également l’occasion de développer son offre, notamment à travers les prestations oenotouristiques, comme les visites de cave et/ou dégustations.

« En proposant aux bénéficiaires des chèques-vacances ANCV d’aller à la rencontre des vignerons de la Côte-des-Bar, nous pouvons sensibiliser de nouveaux touristes à l’offre œnotouristique qui se développe considérablement. Cette opération collective que le Comité départemental du tourisme de l’Aube (CDTA) a mené en partenariat avec ANCV permet aux caves de champagne labellisées « Vignobles & Découvertes » de bénéficier d’un référencement au niveau national, et de manière gratuite. Le CDTA est précurseur dans cette nouvelle action de communication tournée vers le tourisme social et la démocratisation de l’ œnotourisme, et espère pouvoir fédérer les partenaires autour de cette dynamique », précise Didier Leprince, son président.

Des maisons intéressées

Cette action de promotion n’en étant encore qu’à ses prémices, difficile d’obtenir des retours d’expérience. Cependant, certaines maisons ont semble-t-il déjà montré leur intérêt. C’est par exemple le cas à Baroville. La maison de Champagne de Barfontarc propose déjà – depuis plusieurs années – des visites, dégustations, pique-niques et balades dans les vignes, etc. Elle possède également une salle de séminaire. À Arrentières, le Champagne Albert Beerens sera aussi de la partie. Le domaine s’est investi dans l’ œnotourisme depuis 2013. « Je trouvais que cela avait du sens. Autant faire bénéficier nos chers touristes de cet avantage », souligne Anne-Laure Beerens.

Aurélien Tournier