Grand Est : une étude concernant les mares forestières

Environnement. À l’heure où l’eau est une denrée précieuse, focus sur les mares forestières qui concourent justement à sa rétention. Mais pas seulement.

Une mare forestière. © @AMNuyttens

Elle est à la fois un point d’eau pour la faune sauvage, ainsi qu’un site d’alimentation et de reproduction pour de nombreux amphibiens et insectes. Elle, c’est la mare forestière ; on peut aussi l’appeler la « mardelle ». Alimentée par les eaux pluviales, voire parfois phréatiques, sa taille – variable – est inférieure à 5000 m3. Sa profondeur peut quant à elle atteindre environ 2 mètres. « Les mares sont des lieux de vie d’une incroyable richesse. De nombreuses espèces d’insectes, de crustacés de mollusques, de vers vivent autour et dans les mares. Cette abondance de nourriture profite à certains reptiles comme la couleuvre à collier, espèce semi-aquatique. Les mares sont particulièrement indispensables pour deux groupes biologiques : les libellules et les amphibiens. La végétation joue également un rôle primordial dans la vie de la mare. À la base de la chaîne alimentaire, elle procure également un habitat pour les espèces animales. On distingue 2 grands types de plantes : celles qui se développent sur les berges et celles qui préfèrent avoir les racines dans l’eau. Les mares sont de véritables pépites de biodiversité ! », précise encore Stéphane Asael, ingénieur forêt-environnement au sein du CRPF Grand Est.

Ces écosystèmes particuliers font actuellement le cas d’une étude, menée par le Centre régional de la propriété forestière (CRPF). Dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « trame verte et bleue », lancé par le conseil régional en 2018, le CRPF Grand Est s’attache en effet à repérer, décrire et mettre en valeur certaines mares dans les forêts privées dotées d’un document de gestion durable. Ce travail a débuté sur le plateau lorrain ; la Champagne humide ainsi que le Bassigny (Haute-Marne) seront également concernés. L’étude, qui doit durer 15 mois, s’articulera autour de trois grandes phases : un volet « connaissance » – qui comporte une synthèse bibliographique, la mise au point de la méthodologie de prospection, les inventaires de terrain, etc. -, un volet synthèse et mise en place de chantiers de démonstration, ainsi qu’un volet « diffusion des connaissances », avec la conception d’une brochure de vulgarisation.

A. Tournier