Télescopique : le “couteau suisse” de l’éleveur

Manitou. Pierre Goujard a opté voilà trois ans pour l’acquisition d’un chariot télescopique MLT 735-120 LSU. Un choix qu’il ne regrette pas.

Pierre Goujard est éleveur et polyculteur à Petit-Mesnil, dans l’Aube. La manutention représente une part importante dans son travail. © A.T.

Pierre Goujard est éleveur de vaches laitières et polyculteur près de Brienne-le-Château, dans l’Aube. Son cheptel compte 165 animaux, dont 65 sont en lactation. Bref, la manutention représente aujourd’hui une part importante dans son travail. « J’utilise un chariot télescopique pour le paillage, la mise en place de la ration, le nettoyage de l’exploitation, le curage, le terrassement ainsi que le transport. Je l’utilise aussi pour le curage, je ne pourrais pas le faire avec un tracteur », détaille-t-il.

Simplicité d’utilisation

Il y a trois ans, il a choisi un télescopique de la marque Manitou : le MLT 735-120 LSU. « Nous possédions une autre marque par le passé, mais nous connaissions des pannes récurrentes », précise-t-il. Un choix qu’il ne regrette pas. D’autant qu’il apprécie particulièrement l’ergonomie, la fluidité ou encore la simplicité d’utilisation de ce matériel. « Sur d’autres modèles, il va y avoir des sécurités. On peut par exemple accéder à des gâchettes électroniques qu’il faut presser, ce qui est aussi une contrainte. Le modèle de Manitou en est dépourvu. Il est également assez agile », observe-t-il.

Sans oublier l’efficacité. « Je peux utiliser neuf godets différents sur ce modèle. Mais il faut veiller au poids que l’on place dans le godet car le modèle peut être déstabilisé », estime le jeune homme. Avant de poursuivre : « on peut tout faire avec un Manitou, c’est le couteau suisse de l’éleveur. J’y passe quasiment un tiers de mon temps. Dès que j’ai besoin de quelque chose, il se faufile dans tous les coins. Je recherchais un outil assez bas, et il l’est par rapport à d’autres marques ».

Un poste de dépense important

Ce télescopique ne contente en tout cas pas seulement l’éleveur. « Tout le monde nous le demande : des voisins, des amis, etc. », annonce-t-il. Et il le prête de bon cœur, même si ce matériel reste relativement cher. « C’est un poste de dépense important, mais ça vaut le coup », ajoute-t-il. Le prix d’achat s’élève en effet à environ 70 000 euros TTC. Les pièces d’usures s’avèrent également être onéreuses. « L’inconvénient, c’est que les pièces sont extrêmement chères. C’est le référentiel Manitou, qui est davantage orienté TP. En trois ans et après 5 000 heures d’utilisation, sur ce modèle-là, je n’ai jamais eu de grosse panne mis à part la pompe à eau », poursuit-il. En revanche, il change plus régulièrement la signalétique ou les feux. « J’en suis à mon dixième rétroviseur, le bâtiment étant plutôt bas et assez vieux », note-t-il. La porte latérale casse elle aussi, il lui arrive parfois de la retirer. « C’est plus facile pour descendre ou monter. C’est vrai qu’il fait un peu froid l’hiver, mais on s’y accommode », affirme-t-il.

D’ordinaire, Pierre Goujard renouvelle son télescopique tous les trois ans. « C’est le matériel le plus indispensable », commente-t-il. Mais au regard de la trésorerie de l’exploitation et de la mauvaise moisson, il attendra encore entre 12 et 24 mois. Quitte à devoir changer, et il le sait, certaines pièces d’usure.

Aurélien Tournier