Quand le monde rural ouvre ses portes

Le rendez-vous est apprécié et fortement attendu des visiteurs, toujours aussi nombreux au fil des éditions. L’an dernier, ils étaient – selon un sondage réalisé auprès des sites participants – près de 22 000 à y avoir participé. L’opération « Un dimanche à la campagne », portée par l’association Terres et vignes, sera de nouveau organisée le
28 avril prochain.

Les pigeonneaux et volailles fermières d’Onjon

Cette année, 57 lieux ouvriront leurs portes au public. Citons par exemple un élevage d’escargots à Chapelle-Vallon, un élevage de vaches laitières à La Fosse-Corduan, La Ferme d’Hotte à Eaux-Puiseaux avec ses cidres et jus de pomme (arboriculture biologique), ou encore le Champagne Cothias à Meurville. À Onjon, les visiteurs pourront découvrir les produits de l’EARL Lefebvre-Moret. L’activité, reprise par Ghislaine Lefebvre voilà 10 ans, continue de faire la part belle aux pigeonneaux. Avec son fils David, elle élève également des volailles fermières. L’alimentation des animaux – du maïs et du blé – est produite sur l’exploitation (26 ha de terres au total). Autant d’aspects que pourront ainsi découvrir les visiteurs. Car l’esprit d’« Un Dimanche à la campagne », c’est bien cela : partager les multiples facettes de son métier, ses savoir-faire, ses valeurs ainsi que ses produits. « C’est la 11ème édition à laquelle nous allons participer. Cela permet de nous faire connaître. Les visiteurs viennent voir où nous sommes installés, comment ça se passe », précise Ghislaine Lefebvre. À vrai dire, l’agricultrice aime particulièrement le contact avec les clients. Elle est d’ailleurs présente
sur plusieurs marchés, tels ceux d’Arcis-sur-Aube, Lusigny-sur-Barse, Troyes et Saint-Léger-près-Troyes. « J’aime quand les clients choisissent les produits qu’ils vont acheter », commente-telle aussi. Bien entendu, elle travaille également avec la GMS, un grossiste ainsi que des restaurateurs. Un point de vente est par ailleurs ouvert sur la ferme chaque vendredi,
en fin d’après-midi.

Le plaisir de la vente directe

La gamme de produits commercialisés est on ne peut plus variée : des saucissons de pigeons, des filets de pigeons frais, des filets de pigeons fumés, des poulets, pintades, oies (en fin d’année), des terrines, des confits, etc.
Si la salle d’abattage ne pourra être visitée, tout comme les deux bâtiments d’élevage – au regard des règles de biosécurité -, toutes les questions pourront en tout cas être posées. À l’instar de celle-ci : « ça se mange ça ? ». Hé oui. La viande de pigeonneau est d’ailleurs très tendre. « Les restaurants les remettent à la carte. Dans le temps, on mangeait beaucoup de pigeons », note encore Ghislaine Lefebvre. Et peut-être que, lors d’une conversation, elle délivrera aux visiteurs la recette des pigeonneaux aux petits pois…
La ferme accueillera également, pour l’occasion, des animations. « Des élèves du lycée de Saint-Pouange seront présents, il y aura aussi poneys. Nous invitons également d’autres exposants », explique l’agricultrice.

Aurélien Tournier