Dorez lance le Cleaner Tribio

La station de nettoyage, triage et séparateur mobile sera présentée lors du Sima, mais aussi à l’occasion du salon Tech&Bio, en septembre prochain, dans la Drôme.

La société, implantée à Dampierre, a lancé la commercialisation d’une station mobile de nettoyage, triage et séparateur de cultures associées. Celle-ci sera présentée lors du Sima, qui ouvre ses portes aujourd’hui à Villepinte (93).

Aujourd’hui, certains agriculteurs souhaitent produire leurs propres semences. D’autres peuvent avoir besoin de nettoyer leur récolte après la moisson, afin de retirer les résidus de récolte verts – et ainsi optimiser sa conservation. La pratique des cultures associées se répand. La commercialisation des grains nécessite des lots de grains purs et calibrés. Des éleveurs se trouvent parfois bien dépourvus lorsqu’il s’agit de trier leurs méteils, afin d’équilibrer les rations. Bref, c’est pour répondre à tous ces besoins que les ateliers Dorez, situés à Dampierre (Aube), ont décidé de créer la station mobile Cleaner Tribio. Laquelle promet d’utiliser toutes les possibilités de triage qu’offrent un trieur rotatif calibreur. En soit, ce type d’équipement existe depuis longtemps. Mais ce qui change, c’est de l’avoir installer sur un châssis mobile, clé en main, permettant par ailleurs une utilisation en commun.

Comment ça fonctionne

Concrètement, un élévateur à godet va alimenter le trieur rotatif calibreur. Les ateliers Dorez ont choisi d’équiper leur station mobile d’un trieur Marot, de part ses qualités, mais aussi le large choix de ses grilles. « Notre machine a été conçue dans le respect de l’intégrité physique des graines et le respect de la pureté variétale », indique Paul Dorez, commercial export au sein de l’entreprise éponyme. Les grilles seront d’ailleurs toujours propres grâce à un système de rouleur dégommeur.

Dès leur entrée, les grains vont être aspirés dans une colonne densimétrique longue et étroite, avant d’être dirigés vers le cylindre rotatif comprenant 5 cribles. Le fond du trieur est composé de trois vis horizontales dans lesquelles il est possible de diriger – grâce à des jeux de by-pass – les grains qui sortent de chaque crible et du refus de cylindre. Chacune des vis alimentent un élévateur individuel. « Un élévateur à godet à déploiement hydraulique, haut de 4 mètres, côté gauche, est généralement utilisé pour charger le produit dans une remorque ou une benne en vrac. Un deuxième à palette – à déploiement hydraulique ou mécanique, côté droit – va quant à lui être préféré pour collecter les écarts de tri en big-bag au sol », explique encore Paul Dorez. Le troisième – à godet – est aussi situé côté droit.

Différentes configurations possibles

Tout au long du processus, un cyclone va collecter les impuretés légères. Un caisson de détente va quant à lui récupérer les produits mi-lourds issus de l’aspiration (petits grains, grains échaudés par exemple). Ces derniers pourront être sortis en sac sur le châssis de la machine, en big-bag au sol ou orientés vers l’une des deux vis situées sous le trieur.

De part la diversité des grilles, comme évoqué précédemment, plusieurs configurations sont possibles. Ainsi, les utilisations peuvent varier : un simple nettoyage rapide, un nettoyage-calibrage, un calibrage poussé – notamment pour les orges de brasserie, le démélange des cultures associées…

Une dizaine d’exemplaires en service à ce jour

Certains démélanges resteraient toutefois impossibles avec ce trieur rotatif. « On trie par la taille, et non par la forme », précise Paul Dorez. Selon lui, certains utilisateurs adapteraient ainsi leurs cultures associées afin de pouvoir utiliser ce trieur. « S’il faut taller plus loin, on va orienter nos clients vers un trieur optique ou alvéolaire », poursuit-il. Aujourd’hui, le Cleaner Tribio s’est écoulé à une dizaine d’exemplaires (dans la Marne, la Haute-Marne, les Deux-Sèvres, la Haute-Garonne, le Calvados, la Bretagne, la Belgique…). Avec cette participation au Sima, mais aussi au Tech&Bio en septembre prochain, l’entreprise compte bien imposer ce nouvel équipement.

Aurélien Tournier