Mérite agricole : Nicolas Juillet reçoit les insignes le commandeur

Plus d’une centaine de personnes étaient présentes vendredi à Sainte-Maure. La distinction avait été décernée le 8 décembre 2017 – au titre de l’enseignement agricole – par Stéphane Travert.

Nicolas Juillet et Gérard Mahot. 

C’est à Sainte-Maure, dans les locaux du lycée privé dont il est le président, que Nicolas Juillet a reçu – le 7 décembre dernier – les insignes de commandeur de l’ordre du mérite agricole. Plus d’une centaine de personnes – parmi lesquelles la sous-préfète, des représentants d’OPA ainsi que de nombreux élus et amis – avaient fait le déplacement. Le personnel de l’établissement était également présent. Et celui-ci était particulièrement fier, comme n’a pas manqué de le souligner son directeur, Hervé Bak, en préambule.

Un « homme de la terre »

Une fierté partagée par Gérard Mahot, président de l’association auboise des membres de l’ordre du mérite agricole. Il faut dire que les nominations de commandeurs sont assez rares. Mais cela l’est encore plus lorsque l’on doit remettre ces insignes à son neveu ! « Décorer son neveu est peu courant et me fait grand plaisir. (…) Honorer Nicolas, c’est reconnaître les qualités de l’homme de la terre, le paysan responsable qui vient de passer quarante années de sa vie au service de l’agriculture, du département et du monde rural », déclara-t-il d’ailleurs. Nicolas Juillet est né le 17 mars en 1958 à Pont-sur-Seine, dans la boucherie familiale. Ses parents déménageront quelques mois plus tard à Saint-Lupien. « Dès ta petite enfance, ta vie est déjà ponctuée par l’agriculture car ton bonheur c’est de suivre Maurice (son père, NDLR) dans les champs quand il le permet », raconta notamment Gérard Mahot, lors de son allocution. Après l’école primaire, Nicolas Juillet rejoindra Mesnil-Saint-Loup, de 1968 à 1972. Après le BEPC, il sera pensionnaire au lycée Sainte-Maure ; il obtiendra son brevet de technicien agricole. Il deviendra aussitôt aide-familial sur la ferme. En 1977, il s’installera comme jeune agriculteur.

Au service de l’agriculture et de la ruralité

En 1981, il est élu membre du bureau des JA de l’Aube ; il en devient secrétaire général en 1982. De 1985 à 1990, il est élu président des Jeunes agriculteurs. Il intègre également la Chambre d’agriculture. S’il est resté longtemps au sein du bureau de la structure, il est encore aujourd’hui président de la commission des finances. Notons qu’il fut également, de 1988 à 1991, président des JA Champagne-Ardenne, et membre du CESER. En 1989, il est élu conseiller municipal de Saint-Lupien. Puis, en 1992, il devient conseiller général du canton de Marcilly-le-Hayer. En 2001, il devient maire de sa commune. Lors de cette même année, il sera également élu président du Syndicat départemental des eaux de l’Aube (SDDEA), membre du comté de bassin de l’agence de l’eau Seine-Normandie en 2008. Il deviendra même, en 2014, président de la commission permanente programmes et perspectives de cette dernière. « Ton combat pour une agricultue toujours plus performante, ta défense du monde rural, ton engagement auprès des autres, ta convivialité, ton approche pragmatique des sujets et des problèmes, ta connaissance des dossiers, ta joie de vivre, je dirai même, ta bonhomie, tes implications multiples ont amené une reconnaissance par tes pairs », a aussi déclaré Gérard Mahot.

Une reconnaissance méritée, qui a tenu à être partagée, non sans émotion. « Cette cravate de commandeur, je la dédie à tous ceux qui m’ont accompagné depuis plus de 60 ans (…). Je pense que seul je ne méritais pas cette distinction mais collectivement, elle a du sens », a en tout cas conclu le récipiendaire lors de son discours. A.T.